L'avenir fut longtemps un papillon se battant désespérément contre les éclairs ...où le sol s'ouvrait pour que le sable devienne mouvant au choix entrepris...tel un funambule suspendu sur la corde de vie...il devenait difficile de s'abreuver aux rivières de bonheur, tant elles en étaient plus que mirage...pour que s'engouffre à l'étouffement le cri de mes rages.
Mais balayant l'horizon fade de mon ennui...tu m'apparus, apportant la chaleur de tes plages chaudes...m'entourant de leurs caresses ôtant mes nuits...à mon corps en appel de ce feu qui sommeille en toi, en l'éveil d'une beauté sur l'étendue suspendue à mon regard...lueur de braise...déversant sa clarté, en aube rouge, pour attiser la flambée...dans l'âtre qui m'habite.
Je ne voyais plus en ce monde d'humanité qu'un tableau dessiné par la perfidie. J'allais ici et là, ne cherchant même plus mon chemin mais suivant celui qui m'était apparemment déjà tracé. Fuyant mon passé, oubliant mon présent et niant l'avenir.
Et puis je te vis, attiré par la lueur de ton être, apaisé par la chaleur de ton âme, droite et implacable dressée face à la vie. Je t'ai désiré et sentant ta fragilité, je déployais mes ailes, te couvrant des vents injustes de la fatalité. Je ressentis alors chez toi ce que je croyais ne plus être possible chez moi, cette fantastique capacité à vivre, à goûter au bonheur, et faisant vibrer mon humanité par ta chaleur, tu conquis l'ange qui est en moi par ta douceur.
A cette rencontre, nos destins se lièrent pour retracer une seule et même route, par l'empreinte d'une union...qui fût réunie et couvée sous le regard protecteur d'une étoile, divinité de nos rêves, que nous portions en fanion.
Lovée dans le scintillement de tes yeux, reposée sur tes larges épaules, réchauffée auprès de ton c½ur...je me sentis crépitée par l'incandescence de ton âme...appelant mon désir d'y croire...comme une envie retenue à mes lèvres depuis trop longtemps...qui se serait lâcher à ton contact...succombant à tant d'ardeur...telle l'éruption volcanique qui verserait sa lave aux baisers sur ma bouche...quand...tu prononces mon nom.
Chemins de vie croisés et entrecroisés, avec nos étoiles pour témoins et joyeux complices de cette aventure humaine, ici bas.....près de toi....je suis prêt à goûter à la joie, prêt à affronter mon mâle et me rappelant à ce vague souvenir de plénitude appelé...le bonheur. Je retrouve en toi l'humain que je veux être, je ressens en moi l'ange que tu es... ainsi rassemblé par la vie, lié par les mots et rejoins par les gestes, alignant nos regards sur le même trait d'horizon, nos êtres vont s'avancer plus fort sur le chemin de la vie.
Lady_Iso & Le_Seraphin, écrit le 31 octobre 2006